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Dans les coulisses d'un atelier de groupe de 90 minutes

Comment un atelier en petit groupe se prépare, se déroule et se termine : le matériel, le rythme, les questions des participants et ce que nous ajustons d'une séance à l'autre.

Marc Dufour · · 6 min de lecture

Une préparation qui commence plusieurs jours avant

Un atelier de quatre-vingt-dix minutes paraît simple vu de la salle : on s'assoit, on écoute, on essaie. En réalité, le travail commence bien avant. Quelques jours à l'avance, je relis le déroulé, je choisis les exemples du moment et je vérifie que chaque exercice tient dans le temps imparti. Un exercice trop long laisse la moitié du groupe en arrière, un exercice trop court laisse des mains inoccupées.

Je prépare aussi des supports sur papier, en gros caractères, que chacun peut annoter et emporter. Beaucoup de participants préfèrent relire tranquillement chez eux plutôt que de tout retenir sur le moment. Ces feuilles résument les gestes essentiels : comment formuler une demande, comment relire une réponse, quoi ne jamais saisir dans une conversation avec un assistant.

Enfin, je teste chaque exemple moi-même, la veille. Les outils d'IA changent de comportement d'une semaine à l'autre, et un exemple qui fonctionnait bien peut produire une réponse étrange. Mieux vaut le découvrir seul que devant le groupe, même si une réponse imparfaite devient parfois le meilleur moment de la séance.

La salle, le groupe et le matériel

Nous restons en petit groupe pour une raison pratique : chacun doit pouvoir poser sa question sans attendre dix minutes. Avec trop de monde, les personnes les plus discrètes se taisent, et ce sont souvent elles qui ont les questions les plus utiles. Je veille donc à garder une taille où je peux passer derrière chaque écran.

Les participants viennent avec leur propre ordinateur portable, leur tablette ou leur natel, selon ce qu'ils utilisent au quotidien. Cela compte : apprendre sur son appareil évite l'étrange sensation de tout oublier une fois rentré. Si quelqu'un n'a rien apporté, nous trouvons une solution sur place, sans en faire une affaire.

J'arrive tôt pour installer la salle, aérer et préparer le café. Un lieu calme, bien éclairé, avec des chaises confortables, change réellement la qualité de l'attention. On apprend mal quand on se sent pressé ou mal installé, et ce détail pèse autant que le contenu.

  • Petit groupe pour que chacun puisse poser ses questions
  • Votre propre appareil, pour apprendre avec ce que vous utilisez
  • Supports papier en gros caractères à emporter

Le déroulé minute par minute

Les premières minutes servent à nous présenter et à recueillir ce que chacun attend. Quelqu'un veut écrire un courrier plus facilement, un autre traduire un message de ses petits-enfants, un troisième simplement comprendre ce dont tout le monde parle. Ces attentes guident la suite et me permettent de choisir les exemples qui parlent vraiment.

Vient ensuite une courte explication, sans jargon, de ce que fait un assistant d'IA : il produit un texte vraisemblable à partir de votre demande, sans toujours savoir si c'est exact. Cette idée change la façon de lire les réponses. Puis nous passons à la pratique, par petites étapes, avec une pause au milieu pour souffler et échanger.

La dernière partie est consacrée à la vérification et à la protection des données : relire, comparer avec une autre source, ne jamais saisir un numéro de compte ou un dossier médical. Nous terminons par un tour de table où chacun dit ce qu'il essaiera chez lui dans la semaine.

  • Accueil et attentes de chacun
  • Explication simple du fonctionnement
  • Exercices pratiques par petites étapes
  • Vérification des réponses et données sensibles

Ce que je corrige d'une séance à l'autre

Après chaque atelier, je note ce qui a accroché et ce qui a fait décrocher. Un mot technique mal compris, un exercice où trois personnes se sont perdues, une question revenue deux fois : tout cela modifie la séance suivante. Les ateliers ne sont jamais tout à fait identiques, parce que les groupes ne le sont pas.

J'ai par exemple raccourci l'introduction théorique, jugée trop dense par plusieurs participants, pour laisser plus de place à la pratique. J'ai aussi appris à ralentir : répéter un geste trois fois n'a rien de honteux, et la plupart des gens apprécient qu'on ne les presse pas.

Je garde enfin une règle simple : ne jamais promettre ce que l'IA ne peut pas tenir. Elle se trompe, elle invente parfois des détails, et il faut l'admettre franchement. Montrer une erreur en direct est souvent la meilleure leçon de prudence que je puisse offrir.

Les questions qui reviennent le plus souvent

Certaines questions reviennent presque à chaque séance. Peut-on se fier à ce que répond l'assistant ? Pas sans relire, et c'est précisément ce que nous exerçons. Que devient ce que je tape ? Cela peut être conservé, d'où l'importance de ne rien saisir de personnel ou de confidentiel. Faut-il payer pour utiliser ces outils ? Certains ont une version gratuite, d'autres proposent un abonnement, que nous ne vendons pas.

Je réponds toujours avec des exemples concrets plutôt qu'avec des principes abstraits. Si quelqu'un s'inquiète pour ses données, nous regardons ensemble les réglages, étape par étape, sur son propre appareil. Ce geste simple rassure plus que dix explications.

Il arrive aussi que l'on me demande si c'est trop tard pour apprendre. Ma réponse est toujours la même : non. La curiosité compte davantage que l'aisance technique, et un groupe bienveillant fait le reste.

Après l'atelier : ce qui reste aux participants

À la fin, chacun repart avec ses notes, ses feuilles et quelques gestes qu'il peut refaire seul. Je ne cherche pas à transformer qui que ce soit en spécialiste en une matinée. L'objectif est plus modeste et plus utile : que l'IA cesse d'être un mystère, et que chacun sache ce qu'il peut lui demander, ce qu'il doit vérifier et ce qu'il garde pour lui.

Certains souhaitent aller plus loin, sur leurs propres questions ou sur la durée. Ils peuvent alors envisager une leçon individuelle ou le cours en quatre séances, selon leur rythme. D'autres s'en tiennent à l'atelier, et c'est très bien ainsi.

Le tarif de CHF 60 par personne couvre la séance, le café et les supports remis. Aucun abonnement supplémentaire n'est requis pour suivre l'atelier.

Un bon atelier de groupe tient à des choix discrets : une préparation soignée, un petit effectif, un rythme posé et une honnêteté constante sur les limites de l'IA. Rien de spectaculaire, mais c'est ce qui permet à chacun de repartir avec des gestes sûrs, des questions plus claires et l'envie d'essayer seul, sans crainte, à son propre rythme.

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Rédigé par

Marc Dufour

Responsable des cours individuels

Il accompagne chaque participant selon son rythme et ses questions, en privilégiant la pratique.

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Formation payante à l'intelligence artificielle pour adultes, à Pully et en Suisse romande : ateliers de groupe, leçons individuelles et cours en quatre

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